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Emeritus Gatherings From and about the emeritus faculty Field trips |
First
Thursdays
On the first Thursday of each month, when school
is in session, local emeriti gather to listen to research talks, presentations about the College, and reflections on current events; participate in discussions and enjoy good cheer. This program was initiated in the Spring of 1999 for emeritus members of the faculty. Get-togethers take place in the London Room, Thomas Hall, on stated Thursdays at 10:00 a.m. unless specified to be at another time. Some of these talks are available electronically; see below. All members of the community are invited to attend.
The schedule for the 2005-06 academic year is:
Emeriti who wish to make presentations are encouraged to get in touch with Catherine Lafarge, Rick Hamilton or Suzy Spain (see below).
Emeritus Gatherings
In addition to the program of monthly get-togethers, we are publishing
electronically papers given or based on talks presented at the get-togethers
as Emeritus Gatherings. Contents
thus far are:
This year, we hear about:
Catherine Lafarge, Emeritus Professor of French, who has been named Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques, by the French Embassy. In his letter, the cultural attaché stated: "J’en suis d’autant plus touchée qu’il vient couronner une carrière universitaire consacrée à l’enseignement de la langue, la culture et l’histoire française." She was awarded the palme in a ceremony at Bryn Mawr College on October 28, 2004, conducted by Professor André Maman, of Princeton University, ancien sénateur représentant les Français hors de France. Press here for a description of the ceremony. In response to Professor André Maman's remarks of congratulations, Professor Lafarge reflected on her career, as follows:Tout d’abord je remercie Napoléon, d’avoir créé un Ordre pour honorer les membres de l’université et d’avoir pensé à récompenser les services rendus à la jeunesse. En 1808, donc, entre deux victoires contre l’Autriche et à l’époque où il s’engage contre l’Espagne l’Empereur pense aux professeurs! Vous reconnaîtrez que nous lui devons beaucoup!Je remercie également notre Présidente, Nancy Vickers, d’avoir organisé cette élégante réception à Bryn Mawr et de m’avoir permis de réunir amis, collègues et anciennes étudiantes. Je lui suis particulièrement reconnaissante de me donner l’occasion de dire publiquement aux présents et aux absents que si j’ai mérité cette décoration c’est grâce au rôle qu’ils/elles ont joué tout au long de mes études et de ma carrière.
Cependant, avant de parler de ce rôle, je tiens à remercier André Maman, Sénateur infatigable et incomparable, ami de toujours qui ne manque jamais l’occasion de se déplacer afin de soutenir le travail des enseignants aux Etats-Unis. Le gouvernement français ne pouvait rêver représentant plus chaleureux et enthousiaste. J’apprécie sa présence qui m’honore et nous honore tous.
J’aimerais noter que plusieurs de mes collègues du département de français de Bryn Mawr ont été reçus bien avant moi dans l’ordre des Palmes académiques. Il s’agit de Michel Guggenheim, de Mario Maurin et de la regrettée Pauline Jones. Il est donc bien évident que je suis en excellente compagnie.
Maintenant je voudrais remonter à l’époque lointaine où nouvellement arrivée de France sur le campus de Mount Holyoke College ma vie a pris un tournant décisif grâce à l’exemple d’un professeur qui n’enseignait pas le français mais les sciences politiques. Je voulais lui ressembler et suivre son modèle. Elle s’appelait Ruth Lawson et avait reçu son doctorat de Bryn Mawr (1947). Sa rigueur intellectuelle, sa passion pour le sujet qu’elle enseignait a servi d’inspiration à de nombreuses générations d’étudiantes. J’étais et je suis restée une de ses plus ferventes admiratrices.
L’étape suivante a été marquée par un autre professeur difficilement oubliable, Henri Peyre, qui quand je l’ai rencontré règnait non seulement sur le département de langues romanes à Yale mais aussi sur les études de français aux Etats-Unis. Ce que je ne savais pas à l’époque c’est que dans les années vingts Henri Peyre--ou plutôt “Monsieur Peyre,” comme je l’ai toujours respectueusement appelé jusqu’à la fin de sa vie—avait débuté, vous l’avez déjà deviné, à Bryn Mawr. Sa connaissance encyclopédique, sa volubilité, sa générosité, étaient légendaires. Nous voulions tous nous mesurer à lui et savions d’avance que nous en étions bien incapables, mais nous n’y avons jamais vraiment renoncé. Au lendemain de mon arrivée à Yale j’ai fait la connaissance de celui qui allait devenir mon mentor, Georges May. D’un tempérament totalement opposé à celui d’Henri Peyre il était possédé lui aussi de la même passion pour la recherche et l’enseignement du français. C’est dans ses cours que j’ai appris à connaître et à aimer le dix-huitième siècle. Comme beaucoup de mes amis je me compte parmi une de ses disciples. Il était un ami cher, toujours d’excellent conseil, qui nous a malheureusement quittés en 2003.
Après Yale j’ai eu la chance d’être embauchée par Bryn Mawr et d’y faire toute ma carrière. Les modèles ne m’ont jamais manqué. Gérard Defaux m’a émerveillée par sa manière de lire les textes et de voir ce que personne avant lui n’avait vu. Bien qu’il ait quitté Bryn Mawr il y a vingt-cinq ans, j’ai continué à suivre son enseignement à travers ses livres et ses articles et je regrette qu’un mal incurable l’empêche d’être des nôtres aujourd’hui.
Les autres modèles—Penny Armstrong, Janet Doner, Florence Echtman, Brigitte Mahuzier à Bryn Mawr, Koffi Anyinéfa, Duane Kight, David Sedley à Haverford--sont heureusement toujours là et ont su recruter des nouveaux de talent, Pim Higginson et Natasha Lee. Aussi est-il rare qu’il se passe une semaine où je n’entende parler de l’un d’eux par un/une de leurs étudiants ou anciens étudiants. Je me dois, cependant, de vous rapporter l’expérience d’une bonne amie Toba Kerson, Professeur de l’Ecole des Sciences sociales. Toba, bien que travaillant à plein temps et ayant dépassé, disons, l’âge où on fréquente les bancs de l’université, a décidé il y a deux ans d’apprendre le français. Sur mon conseil elle est allée voir Janet Doner et a eu le courage de s’aventurer dans sa classe de français intensif. Croyez-moi elle ne s’en est pas encore remise. Il est facile d’être francophile mais ne devient pas francophone qui veut. Elle vit dans un monde nouveau et ne târit pas d’éloges sur le programme orchestré par Janet et auquel des générations d’étudiantes ont pu profiter. Donc, qu’on se le dise: le français se porte très bien à Bryn Mawr/Haverford. Son avenir est assuré dans ce coin de la Pennsylvanie!
Qu’il me soit permis d’ouvrir ici une parenthèse et de quitter le domaine du français pour rendre hommage à d’autres modèles que j’ai eu la chance de côtoyer de très près à Bryn Mawr. Pendant une décennie j’ai collaboré avec des administratrices de grand talent: Pat McPherson, Judith Shapiro, Peg Healy, Suzy Spain et Karen Tidmarsh—cette dernière d’ailleurs a eu l’avantage d’être mon élève. Elles ont été mes collègues aux heures difficiles. Elles sont devenues des amies et le sont restées, ce qui en dit long sur l’estime et l’admiration que je leur porte.
Puisque j’ai lâché ce mot “administrateur” j’aimerais parler d’une amie de longue date que j’ai connue dès mon arrivée à Bryn Mawr, Joan Stevens. Joan qui a écrit sous la direction de Mario Maurin une thèse sur Claude Simon, le dernier Prix Nobel de littérature obtenu par un Français, a commencé par être professeur de français et bien qu’elle n’ait jamais abandonné l’enseignement est aussi Doyen à Moore College of Arts. Mais ce n’est pas tout. Elle a “d’autres plumes à son bonnet,” elle est épouse et mère de famille nombreuse—de famille de plus en plus nombreuse même car après avoir élevé quatre fils elle a maintenant deux petits-fils. Elle fait tout bien sauf qu’elle est incapable d’avoir une descendance féminine, ce qui est bien dommage pour Bryn Mawr.
L’autre personne dont j’aimerais reconnaitre le rôle dans ma vie c’est Nancy Gabel. Depuis 1995 j’ai appris à la bien connaître et surtout à admirer sa poigne et sa diplomatie quand elle présidait le conseil d’administration de l’Ecole française internationale de Philadelphie. Son passé de professeur de français dans l’enseignement secondaire est si extraordinaire qu’il lui a valu d’être faite chevalier dans l’ordre des palmes académiques un an avant moi.
J’en arrive à parler de mes anciens étudiants. Ce que je veux leur dire c’est que je les ai toujours retrouvé(e)s en classe ou dans mon bureau avec plaisir et que leur intelligence, leur engagement, leur concentration, leur joie de découvrir une nouvelle langue, une nouvelle littérature et une nouvelle culture m’ont portée et m’ont encouragée à ne pas les decevoir. Tout au long de ma carrière je me suis comptée comme la plus fortunée des professeurs car j’avais de pareil(le)s étudiants/étudiantes.
Comme il m’est impossible de les nommer tous/toutes j’ai choisi de parler d’une seule. Elle s’appelle Naomi Terbetski, est Senior et recevra son diplôme en français de Bryn Mawr en mai 2005. Naomi a ceci de particulier: elle a été mon élève pendant mon dernier semestre d’enseignement et son premier semestre de College. Cependant ce qu’il faut préciser c’est qu’au lycée elle avait eu un professeur de français qui était sûre qu’elle avait fait le bon choix en venant ici car elle-même avait reçu son diplôme de Bryn Mawr en français. Or ce professeur qui s’appelle Mary Farrell et que connaît bien Nancy Vickers avait suivi un de mes cours quand elle était Senior et que je venais d’arriver. Après Bryn Mawr Mary a poursuivi ses études à Yale et a enseigné à Mount Holyoke. J’ai trouvé ce signe rassurant. La boucle de presque 50 ans de vie consacrée à l’étude et l’enseignement du français se refermait d’une manière qui me disait qu’il était temps de prendre ma retraite, qu’une nouvelle génération était prête à prendre la relève.
Mais assez parler de moi.
La fête se poursuit et nous allons maintenant tous pouvoir apprécier le talent d’une de nos anciennes, Robin Beckard James. J’ai retrouvé Robin en mai dernier lors de la 25ème réunion de sa promotion. Elle avait été mon étudiante, nous nous étions perdues de vue mais nous avons tout de suite repris le fil de nos vies. Aussi quand elle a proposé de chanter pour moi j’ai tout de suite accepté son offre. Je suis ravie de vous la présenter.
Robin a passé la moitié de son année Junior à Strasbourg où elle a chanté dans un choeur et où elle a été soliste dans une messe de Charpentier. Après Bryn Mawr elle a étudié le chant à Aspen. Bien qu’elle ait décidé de ne pas faire carrière dans le chant elle n’a cessé de chanter dans plusieurs chorales new yorkaises. De profession elle est expert conseil mais trouve toutes sortes d’excuse de parler français. Depuis 6 ans, dans ses heures de loisir, elle est chanteuse de cabaret ce dont son fils et sa fille ont quelque peu hontes. Elle a enregistré deux disques compacts qu’on peut acheter à la librairie de Bryn Mawr. Robin, à vous!
Other links
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Last updated March 2006. Maintained by the Office of the Provost.