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La
polémique autour
du port du voile pour les jeunes musulmanes à
l'école rebondit.
Au lieu
même où elle avait commencé, c'est-à-
dire au lycée de Creil (Oise). **
Depuis jeudi 19 octobre, les deux soeurs musulmanes Fatimah
et Leila, quatorze et quinze ans, ainsi
qu'une autre adolescente, Samira, quatorze ans, n'ont
pas été admises dans leurs classes respectives.
Malgré
le compromis intervenu
le 8 octobre entre le principal du collège
Havez. M. Ernest Chenières, et les familles, les
jeunes filles se
sont remises jeudi, en effet, à porter le voile.
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Les
collégiennes
ont donc été conduites en bibliothèque
par le principal. Ce
dernier tentait
encore, vendredi 20 octobre, de reprendre
le dialogue avec les parents, « afin
de trouver une solution qui
ménage à
la fois le respect de la laïcité et l'obligation
d'accueil de l'établissement
». « Ma position n'a pas changé, ajoute
le
proviseur, le
foulard n'est pas un problème en
soi. C'est le comportement même de ces jeunes
filles qui
est en cause. Chaque fois qu'on aborde
avec elles le sujet, on se retrouve face à un
délire d'invectives et de fanatisme ».
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M.
Rocard : « Respect d'autrui »
C'est
sur l'intervention de la
Fédération nationale des musulmans de France,
dont
la représentativité est contestée
par la Mosquée de Paris, que les jeunes filles se
sont à
nouveau voilées pendant la classe. M. Daniel
Youssouf Leclerq, président de l'association Intégrité
au nom de la FNMF
dont il est l'ancien président, a
porté plainte contre le principal pour coups
et blessures en raison d'incidents qui se
seraient produits jeudi.**
Visitant une école primaire jeudi 19 octobre,
M. Michel Rocard, rappelant
son appartenance au protestantisme, a lancé un
appel à la tolérance: « Même lorsque
l'emporte l'intolérance, il reste des hommes
pour s'en
tenir fermement à la position juste, qui est
celle du respect inconditionnel d'autrui et donc de ses
opinions.
Cela vaut du point de vue de la
conduite de la
puissance publique et de la laïcité de l'Etat.
Cela vaut aussi à l'intérieur de chacune de
nos pensées religieuses », a conclu le Premier
Ministre. **
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