En 1994 . . .
 

. . .on a vu un rebondissement de cette affaire à la suite d'une circulaire adressée aux chefs d'établissement scolaire par le ministre de l'Education Nationale à l'époque, François Bayrou, et de nouveau un certain nombre de jeunes lycéennes ont été exclues de leur établissement. A remarquer que le changement du gouvernement au pouvoir (en 1989 il s'agit d'un gouvernement de gauche, en 1994 d'un gouvernemnt de droite) n'a guère modifié le débat. La question du foulard et, plus généralement, celle de l'intégration des étrangers en France, est restée une question d'actualité.


••Voici quelques extraits d'articles de journal de l'époque qui nous proposent d'autres sujets de discussion. A noter aussi qu'un sondage de l'époque a montré que seuls 22% des personnes d'origine musulmane étaient favorables au port du foulard à l'école.
 

Derrière le Foulard Islamique (extraits . . .)

. . .Cela fait cinq ans que la France traîne cette querelle. Il a suffi que trois collégiennes de Creil (Oise) se voient interdire le port du foulard islamique par un principal intransigeant, en octobre 1989, pour qu'une affaire très mineure en apparence prenne des allures de psychodrame national. Deux décrets du Conseil d'Etat, des circulaires ministérielles et une série de jugements administratifs contradictoires n'ont fait qu'alimenter la confusion.
- - - - - Les partisans de la tolérance [affirment que] renvoyer ces jeunes musulmanes chez elles, c'est les condamner définitivement à ne pas évoluer.
- - - - -[Selon d'autres] le foulard islamique n'est ni un simple fichu ni une simple expression de la foi musulmane. Il symbolise l'inégalité des sexes et l'enfermement de la femme.

Ce n'est pas un hasard si les grandes luttes féministes dans les pays musulmans ont commencé par un débat sur le voile. . . . .Ces femmes agissaient ainsi sans renier aucunement l'Islam, pour la bonne raison que le Coran reste très vague sur la nécessité de se voiler. Le port du foulard n'est pas une obligation, vient d'affirmer, on ne peut plus clairement, le recteur de la Mosquée de Paris.

 

En réalité, l'affaire du foulard ne se limite pas . . .au foulard. Dans plus d'un cas, les familles des élèves voilées ont réclamé des dispenses d'éducation physique, voire de cours de musique ou de sciences naturelles.

Et voici un reportage télévisé consacré à ce sujet et qui concerne surtout un compromis proposé à Mantes-la Jolie en région parisienne. A vous de décider à quel point ce compromis a réussi en répondant aux questions qui suivent la vidéo.
  Comme le montre ce reportage:
  •1. Quel compromis la première jeune fille interrogée a-t-elle accepté avec la direction de son école?
  •2. Combien d'étudiantes ont refusé ce compromis? Que leur est-il arrivé?
  Et comme sujet de réflexion:
  •Existe-t-il, à votre avis, des problèmes semblables aux Etats-Unis concernant des populations immigrées et/ou les rapports entre l'école publique et les familles d'élèves?