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. . .Cela fait cinq ans que la France traîne
cette querelle. Il a suffi que trois collégiennes
de Creil (Oise) se voient interdire le port
du foulard islamique par un principal intransigeant,
en octobre 1989, pour qu'une affaire très
mineure en apparence prenne des allures de psychodrame
national. Deux décrets du Conseil d'Etat,
des circulaires ministérielles et une
série de jugements administratifs contradictoires
n'ont fait qu'alimenter la confusion.
- - - - - Les partisans de la tolérance
[affirment que] renvoyer ces jeunes musulmanes
chez elles, c'est les condamner définitivement
à ne pas évoluer.
- - - - -[Selon d'autres] le foulard islamique
n'est ni un simple fichu ni une simple expression
de la foi musulmane. Il symbolise l'inégalité
des sexes et l'enfermement de la femme.
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Ce n'est pas un hasard si les
grandes luttes féministes dans les pays
musulmans ont commencé par un débat
sur le voile. . . . .Ces femmes agissaient ainsi
sans renier aucunement l'Islam, pour la bonne
raison que le Coran reste très vague
sur la nécessité de se voiler.
Le port du foulard n'est pas une obligation,
vient d'affirmer, on ne peut plus clairement,
le recteur de la Mosquée de Paris.
En réalité, l'affaire
du foulard ne se limite pas . . .au foulard.
Dans plus d'un cas, les familles des élèves
voilées ont réclamé des
dispenses d'éducation physique, voire
de cours de musique ou de sciences naturelles.
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