Notes/questions concernant les deux paragraphes suivants:
 Des manières de sauvages? Cette épreuve qui faisait, entre d'autres, les hommes durs, les hommes rudes! Qui avait fait que les aînés de ces jeunes gens pouvaient marcher des jours durant, d'énormes charges sur la tête; qui faisait que lui, Thiémokho Kéita, et ses semblables, s'étaient battus vaillamment là-bas sous le ciel gris où le soleil lui-même est très souvent malade, qu'ils avaient peiné, sac au dos, supporté le froid, la soif, la faim.

A commenter: l'attitude du narrateur. Partage-t-il l'opinion de Kéita?

Manières de sauvage? Peut-être bien. Mais je pensais qu'ailleurs, chez nous, nous n'en étions même plus à la première initiation que pour les jeunes conscrits, «la-case-des-hommes» n'existait plus où l'on trempait le corps, l'esprit et le caractère; où les passines, devinettes à double sens, s'apprenaient à coups de bâton sur le dos courbé et sur les doigts tendus, et les kassaks, les chants exerce-mémoire dont les mots et les paroles qui nous sont venus des nuits obscures, entraient dans nos têtes avec la chaleur des braises qui brûlaient les paumes de la main. Je pensais que nous n'y avions encore rien gagné selon toute apparence, que nous avions peut-être dépassé ceux-ci sans avoir rejoint ceux-là.

chez nous: c'est-à-dire dans la région d'où vient le narrateur.

ceux-ci: les habitants de Dougouba.

ceux-là: c'est-à-dire les Européens.

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